Dimanche 2 septembre 2007
J'avais abordé l'histoire de la lecture au XXème siècle avec un premier article sur le changement de
support. Je poursuis ma route en vous parlant à présent d'un changement de statut...
La culture de masse
Outre un changement de support (cf. article 1/5), le texte a changé de statut. On parle désormais d’une « culture de masse ». (Roland Barthes)
Après la guerre, on voit apparaître de nouvelles habitudes de lecture : réflexe, rapidité, automatismes, vitesse de réaction…
Si vous voulez aller plus loin dans la pensée de Barthes vous pouvez lire son ouvrage Mythologies disponible dans The
Boutique
Notre vie quotidienne se nourrit de mythes : le catch, le strip-tease, l'auto, la publicité, le tourisme... qui bientôt
débordent. Isolés de l'actualité qui fait naître, l'abus logique qu'ils recèlent apparaît soudain. Roland Barthes en rend compte ici avec le souci -formulé dans l'essai sur le mythe aujourd'hui
qui clôt l'ouvrage- de réconcilier le réel et les hommes, la description et l'explication, l'objet et le savoir. " Nous voguons sans cesse entre l'objet et sa démystification, impuissants
à rendre sa totalité : car si nous pénétrons l'objet, nous le libérons mais nous le détruisons ; et si nous lui laissons son poids, nous le respectons, mais nous le restituons encore mystifié "
Roland Barthes
Incidences de la culture de masse
Les media sont de plus en plus présents et dès 1880 la lecture de la presse devient quotidienne.
La démocratisation du lectorat se fait grâce à la mixité (années 60), les étudiants augmentent, les loisirs se développent…Autant de choses
qui font que le livre change peu à peu de statut.
Le phénomène de « culture de masse » apparaît notamment suite à l’explosion du système éducatif : les exclus, les filles, les ouvriers, paysans…ont accès
à la lecture plus facilement. Le livre bénéficie des nouveaux progrès techniques : couverture, illustration…